formation

… et d’un enseignant coordinateur HMONP

par Marcel Ruchon, architecte enseignant, est coordinateur HMONP depuis 2005, d’abord à l’ENSA de Grenoble puis à celle de Saint-Etienne. Il participe régulièrement à des jurys dans les ENSA de Rhône-Alpes, Marseille et Bordeaux.

La HMONP pour associer discipline et métier dans le cursus de formation. Poser frontalement la question des conditions d’exercice, des enjeux à assumer et de l’éthique à pratiquer c’est incorporer un pragmatisme en résonance avec les attentes sociales d’un monde mobile et complexe dans une formation encore empreinte d’une part d’académisme. Adjoindre à l’enseignement de l’architecture la problématique de la maîtrise d’œuvre, c’est conférer à l’architecte un statut de transformateur complétant sa fonction historique de créateur.

La HMONP pour recoudre écoles et profession En l’état, le dispositif HMONP - probablement améliorable - associe les ENSA qui dispensent les enseignements et organisent les jurys dans lesquels siègent praticiens et représentants de l’Ordre et le milieu professionnel qui accueille les postulants en Mise en Situation Professionnelle, laquelle est co-validée par le tuteur et l’enseignant directeur d’études. Cette coopération offre un espace de réconciliation dans laquelle chaque partie peut aujourd’hui trouver bénéfice. Preuve en sont les jurys de soutenance dans lesquels les délibérations outrepassent volontiers les clivages pour apprécier quel(le)s architectes les postulant(e)s entendent être.

La HMONP pour refonder la place des architectes dans la société Faire valoir l’utilité sociale de l’architecte par une meilleure formation et une préparation à agir en compétences, responsabilité et humanité, est un enjeu politique et culturel majeur. Dans cette optique, les liens inter catégoriels et inter-générationnels sont utiles pour affirmer que «  l’architecture n’est pas qu’une marchandise  », façon de reprendre l’article 1 de la loi éponyme en slogan contemporain.