profession

Être collectivement responsable.

par Philippe CAZAUX, architecte, Vice-président du Conseil Régional de l’Ordre d’Aquitaine

S’engager dans la vie professionnelle en s’inscrivant à l’Ordre des Architectes, en prêtant serment, c’est un moment important et chargé de sens, un honneur qui sous-entend des responsabilités.

Dans une vie professionnelle, les pratiques sont différentes, les difficultés sont nombreuses mais elles doivent toujours s’inscrire dans le respect de soi, le respect des autres, clients ou confrères, et le respect de l’image de notre profession dans son ensemble.

C’est certainement encore plus difficile en ces années de crise économique mais la probité de chacun reste l’honneur de tous.

Obligation est faite à chacun d’entre nous d’être assuré pour couvrir notre responsabilité professionnelle et de le justifier chaque année auprès de l’Ordre Régional. C’est une garantie pour chacun, pour nos clients, pour l’image de confiance en notre profession que nous devons donner collectivement.

Aussi, si notre Conseil s’efforce et s’efforcera toujours d’aider les confrères en difficulté, il est inadmissible de devoir relancer, chaque année, de trop nombreux confrères qui par négligence ou même en raison de difficultés financières ne remplissent pas cette obligation première.

Ces relances multiples sont une perte de temps et d’énergie, une dépense inutile en courriers recommandés.

Ces rappels personnalisés, voire téléphoniques, nous les faisons avant d’arriver à une sanction, une suspension décidée en Conseil qui vous protège tous puisque l’Ordre, c’est vous et que l’Ordre serait tenu responsable civilement, c’est-à-dire pécuniairement, en cas de sinistre avéré si ces suspensions n’étaient pas prononcées.

Et puis, au-delà, l’Ordre doit veiller au respect des lois, décrets et code des devoirs qui régissent notre profession et sur lesquels nous avons tous prêté serment.

Par exemple, la signature de complaisance que pratiquent certains, peu scrupuleux, discrédite complètement notre travail auprès du grand public en limitant «  à un paraphe et un coup de tampon  » comme vous avez dû souvent l’entendre dire ou même le voir écrit.

Notre cœur de métier, c’est la conception du projet architectural conformément à la loi de 1977.

Traduire devant la Chambre de Discipline nos quelques confrères indélicats ou peu respectueux de leur serment, c’est une des obligations de l’Ordre, ce n’est pas une mission agréable mais elle est nécessaire  : des conseillers consacrent du temps pour examiner les dossiers en commission juridique et les rapporter devant le tribunal pour que l’Ordre soit et reste le garant de la probité et du professionnalisme de tous ses membres.