Billet d’humeur

billet d’humeur

En réponse à la Lettre datée du 13 avril 2015 de notre Président de l’Ordre – Eric Wirth qui espère que les jeunes (et moins jeunes) architectes soient capables de se (re)positionner dans une grande ère de changement (National) et d’instabilité certaine. Oui, ensemble, nous avancerons dans la réflexion d’une construction plus saine de nos villes.

par Poppy Floyd, Architecte DPLG

« petits » projets pour second souffle.

Peut-être que la survie de notre profession, qui s’avère menacée aujourd’hui, trouvera un nouvel élan d’espoir, ou un second souffle constructif, à travers la réappropriation des petits projets, grâce à une mobilisation et à une motivation accrue de « petites » équipes pluridisciplinaires.

Il faut bien (re)commencer quelque part.

Si nous n’adhérons pas aux grands groupes. Soit parce que nous ne nous identifions pas à une éthique de production (de masse) donnée, des méthodes constructives, ou des matériaux utilisés-encore et trop souvent non durables. Ou encore parce que oui, nous avons des envies de renouveau profonds, face à un système archaïque (financier, administratif et idéologique) qui nous cloue à terre. Comme la mondialisation (tous domaines confondus) broie les personnes et les « cordes » plus sensibles de notre société. Pourtant, celles-ci auraient des desseins plus doux et des visions plus végétales du milieu urbain, si brutal, qui s’érige incontestablement sur le globe. Oui, une vision plus calme, plus équilibrée…

Un système nouveau où chacun jouerait son rôle propre, pour construire des environnements de vies sains pour aujourd’hui et demain. Un système où le pouvoir commanditaire (public ou privé) associerait une place prépondérante aux architectes-paysagistes également. Un système où l’importance de fabriquer des insertions urbaines de taille réduite, des logements moins grands mais durables, d’opérer des rénovations de bâtis existants plus innovantes, deviendraient le débat non seulement des architectes, mais de la société en mutation.

Nous pourrions aussi épauler de manière plus engagée nos collectivités dans l’ouverture du débat territorial.

Pour cela, la question financière de nos structures sonne, encore ici, le glas-comment donner plus de temps à nos collectivités tout en créant un élan économique ? Comment rééquilibrer l’équation de la pensée architecturale (vitale avec la nécessité de rentabilité financière ?

Il s’avère avec évidence que nos voix, pensées, ateliers d’architecture peuvent (re)vivre dans un renouveau urgent et nécessaire. Celui de la formation de nouvelles équipes et de modes d’exercices ayant un regard plus ouvert. A l’instar d’agences européennes et mondiales, qui ont réussi à grandir et à construire des idées nouvelles grâce à la création d’équipes diversifiées, (finance, investisseur, économistes, intellectuels-chercheurs)…

On ne peut plus rester seul.

« Petit » peut sortir de l’ombre et tendre vers la lumière si les bonnes idées s’unissent dans leur diversité, pour construire une locomotive en mouvement.

La France est quand même le pays des Lumières, il n’est pas mort notre pays, les architectes non plus, l’Europe non plus. Nous dévons montrer l’exemple du renouveau et notre potentiel à grandir…