carte blanche

L’architecte « tout terrain »

par Léo Mary 
agence PLAN B – Architecture & Aménagement urbain à Hossegor (40)
Inscription à l’Ordre : 072357.

Il est MAINTENANT une évidence pour moi que nous devrons, pour continuer à exercer, faire preuve d’une grande humilité et d’un pragmatisme à toute épreuve. Pourquoi MAINTENANT  ? L’architecture m’est tombée dessus environ deux ans après avoir démarré mes études. Non pas parce que certains avaient manqué à leur devoir (au contraire), mais parce qu’il me semble que le processus intellectuel (et quelques fois physique), la démarche de projet propre 
à chaque architecte, naissent d’un déclic. 
On choisit alors une «  vérité  » (souvent celle 
de celui qui a su nous l’inculquer) et on l’enrobe de principes auxquels on ne dérogera jamais  !

Après huit ans d’exercice libéral débuté dès la sortie de l’école, dont la moitié à penser être les seuls (avec nos confrères architectes) à comprendre les enjeux des sujets qui nous intéressent, nous avons (avec Natalie Giret, mon associée architecte et compagne) décidé d’aborder notre métier avec nettement moins de gravité. Tout aussi engagés qu’au commencement, nous nous attachons désormais à concevoir des projets très contextuels avec notamment le souci de capter l’usager, 
de conforter, par l’architecture et le paysage, 
la fonction primaire du lieu ou de l’édifice 
en question. Nous avons eu la chance de débuter notre activité par l’association quasi-immédiate avec des paysagiste et urbaniste qui nous ont d’une part permis d’aborder tout projet à travers le territoire dans lequel il s’inscrit et d’autre part de traiter, encore aujourd’hui, la question 
du paysage et de l’espace public à grande échelle.

Le réalisme que nous revendiquons, dont l’atmosphère cultivée de crise économique 
et surtout sociale tend à nous détourner, nous incite à ouvrir le champ de nos activités de la manière la plus large possible. Il est à présent essentiel, presque vital, de s’emparer de tous les sujets qui s’offrent à nous (même de petite échelle) pour s’assurer à la fois d’une survie économique mais surtout une vision réaliste et mesurée du monde dans lequel nous nous inscrivons.

Dans ce contexte, nous avons imaginé une nouvelle forme de collaboration au sein de l’agence et avons proposé à Stéphane de nous rejoindre en tant que « coordinateur chantier » (et non conducteur de travaux). Au hasard d’une visite de courtoisie, vous le croiserez peut-être en train de charger dans le véhicule de l’agence les derniers gravats abandonnés par un maçon aux abonnés absents, mais son véritable rôle consiste à préparer et terminer les chantiers d’un point de vue pratique (raccordements provisoires, autorisations de voirie, suivi des réserves, etc) et surtout assurer une présence et une coordination quotidienne lorsque la distance nous le permet.

Il établit ainsi des fiches chantier qui sont affichées sur site et l’architecte assure les réunions ainsi que la rédaction des comptes-rendus hebdomadaires : un tandem pour répondre à des plannings et des budgets très serrés.Notre PLAN B, celui qui nous anime, 
c’est l’optimisme…